Re-tracer la fresque absente du travail

L’art mural est pour nous une façon de reconnaître nos liens au-delà des murs, des frontières et des clôtures de propriétés pour éclairer nos interactions et notre interdépendance dans l’économie globale. Dans une fresque géante peinte à l’eau claire, nous faisons couler, comme une rivière, un ensemble de préoccupations et d’expériences partagées autour du thème avec un groupe de participant-es.

Photo Anaïs Durand

Le paysage urbain est un de nos derniers lieux communs à l’ère de la fragmentation et du clientélisme numérique. Mais le travail et ses enjeux humains demeurent absents des murales qui peuplent la ville, et ce, malgré leur importance dans nos vies et conversations quotidiennes.

Avec l’eau, nous performons l’époustouflante portée sociale et politique du travail tout en éclairant le silence des murs (et des murales actuelles) qui aujourd’hui ne portent pas la portée de nos expériences en images.

Ce geste prolonge une démarche en évolution. Il s’accompagne d’une campagne d’envoi de cartes postales visant à sensibiliser le Bureau d’art public. Des citoyennes y posent leurs idées, précisant ce qu’ils et elles ont à cœur, telles que : la re-connaissance du travail invisible et la valorisation du rôle de l’environnement et des travailleur-euses partout dans le monde, etc.